Les habitudes

 

Pour profiter pleinement des bienfaits de la volonté, pour continuer à avancer et progresser grâce à elle, il faut prendre conscience de nos habitudes. Entendons par là l’ensemble de ces mécanismes qui se sont installés, petit à petit, pour gérer une grande partie de nos vies. Chaque seconde offre un choix et réclame une prise de décision. Nous avons vu quelques exemples triviaux comme le fait de choisir entre se réveiller ou rester au lit. Les habitudes, les automatismes, se nichent absolument partout.

Chacun a une « démarche », une façon de marcher. Nous savons que pour avancer il faut poser un pied devant l’autre et pourtant, à partir de cette règle générale, chaque personne a une façon particulière et identifiable de marcher. Observez les piétons autour de vous. Vous verrez autant de façons de se tenir, d’avancer, de marcher qu’il existe d’êtres humains. Je ne choisis pas des exemples simples juste pour le plaisir. En fait, nous considérons comme acquis beaucoup d’éléments de nos vies qui en réalité ont un jour été un choix, puis une prise de décision. Lorsque la décision devient définitive, elle se transforme en habitude.

Les habitudes sont essentielles. Elles permettent d’automatiser plusieurs aspects de l’existence car nous ne pouvons pas en permanence nous poser des questions comme : de quelle façon dois-je marcher ? Quelle est la meilleure manière de me laver sous la douche ? De quelle façon lacer mes chaussures ? L’éducation joue une grande part dans les habitudes que nous contractons. Comme tous les animaux, nous fonctionnons beaucoup par imitation. C’est en regardant ce que les autres font que nous choisissons de nous comporter d’une certaine manière. Les habitudes que nous contractons sont très souvent le fruit de l’imitation. De nos parents, d’abord et de notre famille en général. Ce sont les premières personnes dont nous observons les comportements et en les imitant, nous reproduisons les habitudes dont eux-mêmes ne sont plus conscients. Les amis, ensuite, selon le groupe dans lequel nous sommes nous nous adaptons, nous imitons des gestes, des attitudes, des façons de se vêtir. Sans vraiment nous en rendre compte, simplement parce qu’il y a ce besoin d’avoir des modèles pour se construire.

Toutes les habitudes ne sont pas bénéfiques, loin de là. Nous pouvons prendre la décision de fumer. Chacun est d’accord pour dire que ce n’est pas un choix très heureux. Cela reste pourtant un exemple intéressant. Car dans la plupart des cas, un individu commence à fumer par imitation : de ses parents ou de ses amis. Ensuite, pour cet exemple, il y a bien évidemment une accoutumance manifeste. Le corps s’habitue à recevoir une certaine dose de nicotine et il se met à la réclamer si nous voulons changer d’avis et arrêter la cigarette. Est-ce vraiment le corps qui nous contrôle ? En partie seulement, la volonté que nous affirmons garde la primauté. C’est grâce à cela que nous pouvons décider d’arrêter de fumer. Dans ce cas, il s’agit de briser une habitude pour en contracter une autre, passer du statut de fumeur à non fumer. Cet exemple met en lumière le fait qu’il est difficile de changer d’habitude, c’est un combat, il faut beaucoup de volonté. Mais rien n’est impossible, c’est le message qu’il faut garder à l’esprit. La volonté nous permet de réaliser tout ce que nous voulons.

Il est aussi possible que nous considérions certaines de nos habitudes comme positives, alors qu’elles s’avèrent néfastes. Le changement est permanent, les choix sont permanents, les prises de décision sont permanentes mais l’apprentissage lui aussi est permanent. Il ne faut pas se complaire dans ses habitudes. Il est sain de les évaluer régulièrement et de les remettre en cause quand nécessaire. Oui, c’est un travail lourd, auquel nous ne consacrons pas assez de temps. Pourtant, il est essentiel. Cherchez à identifier vos habitudes, en premier lieu pour cerner celles qui devraient être changées pour améliorer votre vie. Vous êtes stressé ? Observez vos habitudes et identifiez celles qui sont source de stress. Il existe de nombreuses possibilités, mais par exemple avoir l’habitude de boire cinq cafés par jour pourrait être une des causes. Tentez de briser cette habitude. Pendant un temps, ne buvez qu’un seul café par jour et voyez le résultat. Pour progresser, pour s’améliorer, c’est ainsi qu’il faut procéder :

  1. Prendre conscience de ses habitudes
  2. Évaluer chaque habitude pour distinguer celles bénéfiques et celles à modifier
  3. Quand vous n’êtes pas sûr, faites pendant un temps l’inverse de ce dont vous avez l’habitude, pour voir si l’habitude contraire est bénéfique ou non
  4. Changer les habitudes néfastes et conserver celles qui permettent votre épanouissement

Surtout, ne cessez jamais d’observer les autres. Analysez les comportements, regardez les habitudes des gens qui vous entourent, apprenez d’eux. La construction d’une personnalité et d’un caractère se fait par l’imitation. Cette imitation ne se limite pas à l’enfance et à l’adolescence, lorsque l’on contracte des habitudes en prenant exemple sur les membres de notre famille et les amis de notre groupe. L’apprentissage se fait tout au long de la vie. Il est donc important d’évaluer régulièrement ces automatismes qui ont fini par nous diriger. Aucune habitude n’est éternelle, il faut sans cesse se remettre en cause pour améliorer par petites touches nos existences. Il s’agit d’un effort essentiel. N’oubliez pas que vos habitudes ne vous dirigent pas. C’est vous qui avez décidé de chaque habitude contractée. De ce fait, vous pouvez en changer à n’importe quel moment.

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Citation :

« Nos besoins ont tellement précisé nos sens que “le même monde des apparences” reparaît toujours et prend ainsi l’apparence de la réalité. »

La Volonté de puissance, Friedrich Nietzsche

 

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Avez-vous conscience de vos habitudes ?

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